POURQUOI GROSSIT-ON ?

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Le poids constitue une préoccupation majeure et constante des français de tout âge. Chacun se trouve à tort ou à raison quelques kilos en trop. Presque tout le monde souhaite perdre du poids et est à la recherche de la solution miracle. Celle ci passe très souvent par les régimes que l’on se procure d’amis en amis, par le bouche à oreille ( «c’est formidable, mon collègue a perdu 8kg en 3 semaines »), par un matraquage publicitaire pour des sites internet de «coaching» pour des livres-méthodes qui fleurissent à chaque printemps et plus rarement par des professionnels de santé.

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90% D’ECHEC DES REGIMES

Si les trois quarts de la population française s’adonne périodiquement à des restrictions alimentaires pour perdre du poids, plus de 90 % regrossissent après avoir perdu quelques kilos. Les conduites restrictives se traduisent par un poids en yoyo et en augmentation, par des troubles du comportement alimentaire, des complications psychologiques, une aggravation des complications médicales dues à l’excès de poids.

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UN VRAI PROBLEME DE SANTE

Pourquoi vouloir perdre du poids ? Les raisons de santé existent mais sont peu évoquées par les candidats à la perte de poids. Être obèse à l’âge de 18 ans réduit de 13 ans son espérance de vie. Le surpoids augmente très significativement les risque de diabète, maladies cardio vasculaire ou cancers. Perdre 7% de son poids lorsque l’on est pré diabétique permet de diminuer de 57% le risque d’avoir un diabète. Les complications somatiques sont multiples, des articulations douloureuses, aux troubles de la fertilité, en passant par la mauvaise circulation, les  jambes lourdes… Mais plus que cela, c’est surtout le mal être allégué : je ne suis pas bien dans mon corps, je ne m’aime pas, je serais tellement plus heureuse si j’avais cinq kilos en moins !

Cette mauvaise image se soi entraine rapidement une perte de confiance, un moral fluctuant et peut conduire à une certaine exclusion de la vie sociale. Il est donc très tentant de s’engouffrer dans la spirale infernale des régimes amaigrissants.

Pour l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) la représentation sociale collective du corps érige la minceur voire la maigreur en modèle de beauté. La quête de la minceur est susceptible d’entraîner des troubles du comportement alimentaire, notamment chez les personnes les plus vulnérables et les adolescents.

Au niveau psychologique et comportemental, le comportement alimentaire répond aux besoins hédoniques oraux indispensables à la stabilité pulsionnelle, émotionnelle et affective du sujet, et il favorise l’accomplissement de sa socialisation par la convivialité et l’adhésion aux valeurs culturelles transmises par les traditions alimentaires

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LES REGIMES COUPENT SOUVENT DE LA VIE SOCIALE

Il existe autant de régimes que de gourous, pratiquement tous efficaces à court terme lorsqu’ils diminuent les apports caloriques. Lorsque vous avez un régime dissocié (n’apportant que certains aliments et en excluant d’autres), un régime équilibré mais restrictif en calories, quelle que soit la méthode, vous perdrez du poids. Malheureusement quelle que soit la méthode vous en reprendrez et souvent au delà de ce que vous avez perdu lorsque vous cesserez de vous restreindre. C’est pourquoi les gourous ont encore de beaux jours devant eux, même si «on sait», il est toujours tentant de céder au chants des sirènes et faire «pour la dernière fois» le nouveau régime à la mode. Cette succession de régimes est catastrophique et conduit à un échec sur le plan pondéral avec en général vingt kilos de plus après vingt ans de régimes mais une vie personnelle, familiale et sociale totalement polluée par des restrictions et des efforts «contre nature» que l’on s’impose. Le retentissement psychologique, social est majeur et se traduit dans les rapports quotidiens avec les autres tant dans la vie personnelle que professionnelle.

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L’ALIMENTATION N’EST QU’UN FACTEUR PARMI D’AUTRES

L’une des grosses erreurs est de considérer que la prise de poids est uniquement liée à l’alimentation et donc qu’il suffit de réduire ses apports pour perdre du poids. Cette idée qui n’est pas totalement fausse ne prend pas en compte tout une série d’autres déterminants. Le premier est la génétique. Nous ne sommes pas tous égaux devant l’alimentation. Il suffit d’être à un repas de famille et d’observer. Pour le même repas, dans les mêmes conditions, certains vont grossir, d’autres ne pas prendre de poids voir en perdre.

La grande majorité des êtres humains est programmée pour stocker l’énergie. C’est un mécanisme de survie de notre espèce. Le corps doit être capable de mettre de coté de l’énergie sous forme de graisses en période d’abondance pour pouvoir survivre en période de disette. C’est ce mécanisme qui a permis à nos ancêtres de survivre au fil des générations. Ce qui s’est révélé comme un mécanisme de survie est aujourd’hui un inconvénient dans nos sociétés d’abondance, où nous continuons à stocker chaque jour sans jamais puiser dans nos réserves.

Ce phénomène est général et particulièrement spectaculaire dans les populations qui accèdent après des siécles de disette à une auto suffisance alimentaire et plus. C’est ce qui se passe en Inde ou en Chine où l’obésité est devenu un problème plus important que la dénutrition en moins d’une génération. Un autre aspect peu pris en compte est l’activité physique ou la lutte contre la sédentarité. Le poids est un subtile équilibre entre les entrées d’énergie et les sorties. Le corps «brûle» les calories par différents mécanismes. Le principal poste de dépense est le fonctionnement de l’organisme : faire battre le cœur, respirer, digérer, faire pousser les ongles ou cheveux, maintenir la température du corps stable, renouveler les tissus, réparer les blessures… tout cela consomme près des trois quarts de l’énergie dépensée. C’est ce que l’on nomme le métabolisme de base. Ce métabolisme est déterminé en partie génétiquement. Ceux qui «brûlent» plus stockent moins, grossissent moins. Le reste des dépenses est lié à notre activité. Le sport occupe une toute petite place, bien moindre que les déplacements et occupations au quotidien.

C’est pourquoi toute stratégie visant à perdre du poids ou éviter d’en prendre associe aux conseils alimentaires des conseils pour se dépenser plus. Si faire du sport fait peu maigrir, cela permet d’éviter d’en reprendre après en avoir perdu. Le sport permet de développer la masse musculaire et plus la masse musculaire est importante plus le corps «brûle».

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DES CAUSES «NON CALORIQUES»

D’autres facteurs non liés aux calories peuvent être à l’origine d’une prise de poids. Le manque de sommeil est fréquemment associé à une prise de poids chez les enfants et adultes. Vivre dans une atmosphère polluée favorise le stockage des graisses par les cellules graisseuses (les adipocytes). Les adipocytes sont des cellules qui normalement se remplissent au moment du stockage et se vident lorsque le corps a besoin d’énergie. En atmosphère polluée, le relargage des graisses se fait moins bien. On stocke et il est difficile de «déstocker» ce qui fait prendre du poids. Le stress est à l’origine de toute une cascade de réactions hormonales qui favorisent la prise alimentaire et le stockage des graisses.

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PARFOIS UNE MALADIE OU UN TRAITEMENT

La prise de poids peut être secondaire à une maladie, la plus fréquemment en cause étant un mauvais fonctionnement de la glande thyroide (hypothyroïdie) ou à une prise médicamenteuse (corticoïdes).

Un champ de recherche qui se développe aujourd’hui concerne l’influence de certains aliments sur le tissu adipeux. L’équilibre des graisses alimentaires pourrait favoriser la naissance et multiplication des adipocytes qui ne demandent ensuite qu’à se remplir. C’est particulièrement vrai pendant la grossesse et les toutes premières années de la vie. Un déséquilibre de l’alimentation de la futur maman avec un manque d’acides gras Omega 3 favoriserait l’adiposité et l’obésité future de l’enfant. Ces travaux qui n’en sont qu’à leur début risquent de changer le mode de pensée sur l’obésité et la prise de poids. Nous serions d’une certaine manière programmés à grossir en fonction de notre histoire métabolique très précoce.

D’autres obésités, très rares, sont liées à des anomalies génétiques qui conduisent à manger sans cesse et sans faim et donc prendre du poids.

Le nombre et la taille des adipocytes sont des facteurs clés dans la régulation du poids. Plus ils sont nombreux, plus ils demandent à se remplir et plus la perte de poids est difficile alors que la prise se fait facilement.

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LE CORPS A UNE MÉMOIRE

Le corps a une mémoire et tend à revenir à son poids maximal. C’est quelque part un mécanisme de défense physiologique : puisque je suis capable de stocker et faire des réserves, autant  profiter des moments favorables de disponibilité alimentaire pour le faire en prévision d’éventuels mauvais jours à venir. Prendre du poids peut aussi être un mécanisme de défense psychologique et de protection face à des agressions extérieures. C’est particulièrement le cas lors de traumatismes sexuels.

La peur du rejet social, aussi bien chez les sujets minces que gros, augmente l’impulsivité alimentaire et le risque d’instaurer et renforcer des comportements de restriction. Pour le GROS (Groupe de Reflexion sur l’Obésité et le Surpoids) elle est un facteur majeur de surconsommation, et d’apparition ou d’aggravation d’un surpoids.

Au niveau psychologique et comportemental, le comportement alimentaire répond aux besoins hédoniques oraux indispensables à la stabilité pulsionnelle, émotionnelle et affective du sujet, et il doit favoriser l’accomplissement de sa socialisation par la convivialité et l’adhésion aux valeurs culturelles transmises par les traditions alimentaires. (rapport ANSES, 2010).

La médicalisation intempestive peut constituer un facteur pathogène pour le comportement alimentaire ; en imposant des normes nutritionnelles sans tenir compte des appétits et des goûts individuels, elle risque de court-circuiter les signaux métaboliques de régulation que sont la faim et la satiété, et de favoriser l’apparition de troubles du comportement alimentaire (Le Barzic 2000).

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AU NIVEAU ALIMENTAIRE, AVANT TOUT LES CALORIES

Les études scientifiques sont formelles, plus que les apports en nutriments ou aliments, ce sont les calories qui comptent. Quelque soit le moyen, réduction des aliments gras ou sucrés, toute baisse des apports caloriques s’accompagne d’une perte de poids. Une étude publiée dans une revue prestigieuse (New England Journal of Medecine  360;9, nejm.org february 26, 2009) a comparé de manière rigoureuse quatre régimes hypocaloriques chez des adultes qui voulaient perdre du poids, selon le contenu des régimes en graisses, sucres ou proteines. Un régime était pauvre en graisses, riche en glucides, le second pauvre en graisses et sucres, riche en proteines (hyperproteiné), le troisième normo lipidique s et normoglucidique et le dernier pauvre en graisses, sucres et riche en proteines.

À calories égales, résultats ont été strictement identiques quelque soit l’apport en graisses, sucres ou protéines, seul comptait le nombre de calories ingérées quotidiennement ( perte moyenne de 6 kg à 6 mois, reprise progressive.

Cette étude raconte l’histoire des régimes, ou chaque nouveau régime restricitif a une lune de miel qui dure 3 à 6 mois avec reprise progressive et à deux ans le poids est celui de départ lorsque ce n’est pas au dessus. Les personnes sont alors tentées de reprendre le nouveau régime à la mode qui cette fois c’est sur marchera. Le cycle est enclanché et après vingt ans de régimes et frustrations personnelles, familiales et pour l’entourage, la personne aura grossi de vingt kilos.

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Le cycle des régimes – perte de poids- reprise- frustration – re-régime

Ce cycle est dénoncé par le GROS  (groupe de recherche sur l’obésité et le surpoids) qui se bat pour faire connaître la dangerosité des régimes dissociés et restrictifs. Cette association  milite pour retrouver une régulation du poids basée sur la redécouverte des sensations de faim et satiété en tenant compte de l’histoire personnelle de chacun . Pour eux le conseil diététique n’a pas fait la preuve de son efficacité dans le traitement du surpoids et de l’obésité. «L’éducation alimentaire consiste à civiliser l’acte alimentaire, à permettre le partage, la convivialité, la consommation d’aliments riches d’une culture, dans l’écoute et le respect des sensations et des émotions alimentaires de chacun.» L’activité physique a pour objectifs un mieux-être et une meilleure prise de conscience du corps. Pour le GROS, les techniques de respiration et de relaxation permettent un renforcement de la proprioception, une meilleure appréciation du schéma corporel, l’amélioration des relations du corps avec le temps, l’espace et les autres.

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ÉCOUTER SON CORPS

Pour l’ANSES, en privilégiant les informations cognitives, extérieures au sujet, au détriment de la reconnaissance de l’état interne, la restriction cognitive tend à court-circuiter les signaux physiologiques de faim et de satiété. La dépression et la perte de l’estime de soi sont des conséquences psychologiques fréquentes des échecs à répétition des régimes et sur le plan comportemental, la restriction cognitive et la perturbation du comportement alimentaire qu’elle induit aggrave très souvent le problème pondéral

La principale cause des surconsommations alimentaires résiderait dans le non respect des sensations alimentaires, par insatisfaction corporelle, perte des savoirs faire alimentaires, pression consumériste, des traumatismes graves, tels que des abus sexuels ou maltraitances. C’est un facteur que l’on retrouve chez près de la moitié des adolescents qui ont connu une prise brutale de poids dans la dernière année.

Le lien entre alimentation et plaisir est évident et démontré scientifiquement. La consommation d’aliments provoque une sensation de plaisir en activant, dans le cerveau, le circuit physiologique de la récompense. Cette “satisfaction” est accentuée lors de la consommation d’aliments agréables au goût principalement des produits gras et/ou sucrés, à forte densité énergétique.

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LES NORMES SOCIALES

Les normes sociales et les représentations, qui varient selon l’âge, l’histoire et les appartenances sociales et culturelles, orientent et structurent les comportements alimentaires autour d’horaires, de repas familiaux, de règles de convivialité. Les régulations physiologiques peuvent être influencées par ces régulations sociales. Les études montrent que pour modifier durablement ses comportements y compris à large échelle , il est important de modifier les normes sociales du groupe. C’est une des approches abordées par les programmes EPODE (Ensemble Prevenons l’Obésité des Enfants) qui en France d’abord puis dans de nombreux pays ensuite ont mis en place une stratégie visant à modifier les normes sociales à travers toute une série d’actions de proximité dans les municipalités. Le succès se traduit par une modification quasi inconsciente des comportements alimentaires pour une meilleure santé et une baisse de 10% de la prévalence de l’obésité infantile.

Le GROS dénonce les  campagnes d’information nutritionnelle, qui pour lui contribuent à détourner l’individu des signaux corporels de faim, de rassasiement, et de ses appétits spécifiques.

Ceci explique que pour le GROS, la prise en charge de personnes ayant un excès de poids passe par la restauration d’un comportement alimentaire principalement contrôlé par les sensations alimentaires. Le GROS préconise un contrôle principalement sensoriel, évitant la diabolisation des aliments et d’aider la personne à trouver des alternatives aux prises alimentaires, qu’il utilise pour réduire ses tensions émotionnelles.

Si les successions de régimes sont particulièrement délétères sur le plan psychologiques, elles peuvent aussi entrainer des phénomènes de carence ayant un impact sur la santé. L’analyse détaillée de régimes à la mode par l’ANSES a ainsi mis en évidence des carences en fer pour 61% des régimes, en calcium , vitamine C et E dans un quart des cas, en magnésium et vitamine D dans 77%. Les régimes amaigrissants entraînent une diminution de la masse minérale osseuse, avec en moyenne 1-2% de réduction de la densité minérale osseuse pour une perte de poids de 10%.

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NE PAS PERDRE DE MUSCLE

Dans la plupart des régimes l’amaigrissement ne porte pas que sur la matière grasse mais aussi sur la masse musculaire, ce qui favorise fatigue, fragilité et paradoxalement reprise de poids, le corps ayant un métabolisme de base diminué. La perte de poids conduit à une augmentation de la libération des polluants organiques persistants qui s’accumulent dans les tissus gras. Cet aspect a été mis en évidence pour la première fois par des checheurs canadiens qui essayaient de comprendre la surmortalité des baleines dans le Saint Laurent. Ils ont constaté que lorsque les baleines utilisaient leurs réserves de graisses, elles libéraient brutalement  d’importantes quantités de polluants accumulés progressivement dans les graisses et s’empoisonnaient. Ces polluants ont aussi pour conséquences des perturbations des systèmes endocrinien, reproducteur et immunitaire et des mauvais fonctionnements métaboliques, pouvant contribuer à la reprise de poids, à des troubles du développement,  ou des cancers.

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LA CHRONOBIOLOGIE

La capacité de stockage et déstockage de l’organisme est aussi liée à des phénomènes hormonaux, contrôlés par une horloge centrale. Chaque secrétion hormonale est sous la dépendance d’un cycle de quelques heures (le cortisol) à quelques jours ou semaines (les hormones du cycle féminin). En fonction du taux de ces hormones, l’organisme aura tendance à plus ou moins stocker. Le matin par exemple, toutes les réactions du corps visent à produire de l’énergie en libérant du sucre par le foie et absorbant pour la bruler très vite l’énergie apportée par l’alimentation. A l’inverse le soir c’est plutot le processus d’épargne qui se met en place. La chronobiologie étudie ces aspects.

Les prises alimentaires en France se concentrent sur trois repas principaux par jour, à des heures relativement fixes et communes à tous. Ce modèle e partagé par la grande majorité n’est pas toujours adapté à l’échelle individuelle. Environ 20% des personnes déclanchent des phénomènes d’hypoglycémie dans la matinée lorsqu’elles prennent un petit déjeuner. Pour elles la recommandation d’un petit déjeuner de roi ne s’impose pas. On ne peut donc généraliser des comportements souvent dictés par des habitudes sociales elles mêmes sous la dépendance d’anciens facteurs géographiques ou météo. Ceci explique que les repas des habitants des pays nordiques sont pris très tôt le soir alors qu’en Espagne c’est plutôt l’inverse.

L’alimentation française serait protectrice vis à vis de la prise de poids contrairement à l’alimentation nord américaine.  Le temps consacré à l’alimentation est abordé dans les pays latins comme une limite au temps consacré aux autres activités, tandis qu’aux États- Unis, se nourrir est considéré comme un acte technique, reposant sur une conception fonctionnelle de l’alimentation.

Pour le  CRÉDOC «Comportements et Consommations  Alimentaires en France» (CCAF 2007) La convivialité est le principal sens que les Français donnent aux repas. Le fait de manger à plusieurs nécessite davantage de règles d’entente, qu’il s’agisse du moment, du lieu et d’un minimum de convenances favorisant la sociabilité. L’association entre la nourriture et la convivialité constitue ainsi un facteur de régularité des prises alimentaires dans des horaires resserrés. De plus, la convivialité favorise une discipline collective qui réduit le risque de comportement compulsif. En définitive, le modèle alimentaire français apparaîtrait comme l’un des principaux garants d’un équilibre qui préserverait de l’obésité.

On constate donc que l’on ne peut réduire la prise de poids à la seule alimentation mais que toute une série de facteurs sont à prendre en compte. C’est ce qui fait l’originalité du Forking, qui n’est pas un régime en soi, mais une méthode simple, qui concilie les leçons de la chronobiologie (manger peu le soir), la réduction des calories (via l’outil limitant qu’est la fourchette), l’absence de frustration à l’origine des rechutes et troubles du comportement alimentaire grâce à la relative liberté lors des autres repas, et la simplicité.

Cette méthode comprise comme telle et non comme un précepte devant être suivi à la lettre devrait être une aide pour ceux souhaitant contrôler leur poids.

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